Un nouveau monde insultant et méprisant

Communiqué de presse : un nouveau monde insultant et méprisant

Le député de la 6ème circonscription du Rhône Bruno Bonnell a exprimé une position toute personnelle dans l’édition “M le magazine du Monde” du 30 mars 2018, affirmant “ce qui se dit en circo, j’en ai rien à foutre.”

Devant le tollé de ses propos, il a rétropédalé tel un champion cycliste, défendant son “style direct” et la mauvaise interprétation de ces propos, dont acte.

Tout cela pourrait ressembler à un gigantesque poisson d’avril et une sinistre blague, si le sujet de la représentation politique nationale et locale n’était pas aussi sérieux et si ces sorties incongrues n’étaient pas si récurrentes avec le député Bonnell.

Depuis son élection au mois de juin 2017, le député Bonnell est un député absent du terrain et de l’hémicycle, mais omniprésent dans les médias et sur les plateaux télés, seule source d’intérêt pour ce député du nouveau monde à la jubilation narcissique.

En ces jours de grève, les villeurbannaises et villeurbannais ont plus de chance de trouver un train que de trouver ce député sur leur territoire.

Manquer la commémoration de la libération de Villeurbanne pouvait passer pour une faute. Ne pas être présent pour la commémoration de la rafle du 1er mars 1943 est une erreur politique.

Vouloir voter à distance pour éviter de se déplacer à Paris est un manque de considération du mandat que lui ont confié les électrices et électeurs villeurbannais.

C’est aussi le premier parlementaire villeurbannais à n’avoir pas ouvert de permanence pour recevoir ses concitoyens exprimant leurs doléances ou proposant des projets novateurs, allant en cela à l’encontre de la méthode participative de Macron.

Je ne suis pas certain que les électeurs qui l’ont porté à ce mandat avaient conscience de ce nouveau monde, de ce mépris de classe auquel fait preuve Bruno Bonnell indiquant ne pas vouloir “jouer à l’assistance sociale” dans sa circonscription.

Ce ne sont pas des pratiques que notre groupe cautionne. Nous ne sommes pas de ce monde, mais des citoyens engagés en politique pour défendre des valeurs de travail, de reconnaissance, d’ouverture et de dialogue, pour défendre notre territoire et nous mettre au service de ses habitants.

Pascale Crozon, ancienne députée socialiste avec laquelle nous ne partagions pas les mêmes idées politiques, avait le mérite d’être présente et à l’écoute des Villeurbannais, mais aussi la conscience du travail de parlementaire et plus particulièrement du droit des femmes qui peut être porté à son crédit. Elle a toujours eu notre plus profond respect pour cela.

Jean-Wilfried MARTIN
Président du groupe Les Républicains – Changeons Villeurbanne
Conseiller National Les Républicains

Retrouvez le communiqué sur Facebook : Communiqué de Jean-Wilfried Martin

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